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Et voici l'initiative déposée à la chancellerie vaudoise, dans une douceur presque printanière. Entre 15'000 et 16'000 signatures validées !
Ci-dessous, de gauche à droite :
Adrinée Burdet, ASPICS,
Jacqueline Lugrin, ASPICS,
Samuel Berthoud, ASPICS,
Patrick Didisheim, AVEC,
David Rouzeau, AVEC,
Jean-François Huguelet, AVEC,
Jean-Pierre Paquier, AVEC.
Ce mardi 12 février, le comité d’initiative « ECOLE 2010 » déposera les listes validées à la chancellerie vaudoise à 14h00. Il se retrouvera sur la Place du Château à Lausanne dès 13h30. Pragmatique et réaliste, cette initiative est destinée à corriger autant que possible la baisse de niveau de connaissances des élèves vaudois (connue de tous et relevée par l’EPFL en 2007) induite notamment par la réforme EVM et les changements pédagogiques qui en ont découlé.
Dès l’annonce de l’aboutissement probable de l’initiative « ECOLE 2010 », le 22 janvier, la Cheffe du DFJC a réagi avec un mépris technocratique à l’encontre des initiants. Par cette attitude, elle a montré son opposition farouche à l’initiative en plaçant clairement le débat dans une logique de confrontation dure et non dans la logique de concertation qu’elle a par ailleurs également laissé entendre.
De leur côté, les initiants continueront de défendre leur projet avec loyauté, mais aussi avec fermeté face aux provocations et propos trompeurs concernant leur texte d’initiative.
La tentative de faire croire au public que le projet « ECOLE 2010 » prévoyait de mettre les notes aux enfants dès l’âge de 4 ans (en réalité 6 ans - 1ère année primaire) a attiré l’attention du comité d’initiative sur le fait qu’il existe, en cas d’acceptation des modifications par le peuple, un risque que le DFJC fausse l’esprit dans lequel a été rédigée l’initiative. Dès lors et dans l’hypothèse où le peuple choisirait d’accorder sa confiance au projet rédigé par les initiants, ces derniers s’engagent à observer avec la plus grande vigilance l’usage qui sera fait de la loi modifiée dans la rédaction des règlements et à dénoncer publiquement les éventuels écarts qu’ils constateraient.
Ecole 2010, c’est aussi :
Un projet qui incorpore précisément les exigences structurelles de HarmoS
- durée de l’école obligatoire de 11 ans (variante n°3 de HarmoS / 2+6+3),
- début de l’école secondaire au 9ème degré (actuelle 7ème année)
- obligation de scolarisation à l’école enfantine dès l’âge de 4 ans.
Un projet structuré et progressif qui offre un bon encadrement aux élèves en difficulté, une organisation scolaire dont le contenu et la forme sont aussi accessibles aux parents non spécialistes de l’enseignement, une loi qui protège mieux l’école contre les dérapages idéologiques
- enseignement prioritairement explicite, surtout en français et mathématiques
- des enseignants de la base qui ont un droit de regard renforcé sur les moyens d’enseignement
- une réduction de l’emprise technocratique
- des objectifs fixés en français et mathématiques dès l’école enfantine
- grands projets de réformes obligatoirement soumis trois ans à l’avance au Parlement
- trois filières perméables dès la septième année (degré 9 HarmoS)
- options spécifiques dès la septième année dans les trois voies (degré 9 HarmoS)
- évaluations par les notes et les moyennes dès l’âge de 6 ans (première année primaire)